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  • aminamseffer

Si on se connaissait mieux soi-même, qu'est-ce que ça changerait ?

Dernière mise à jour : 10 nov. 2020

Depuis 2015 et ma reconversion en tant que Coach et Formatrice, j’ai appris tant de choses sur mon propre mode de fonctionnement ...

Je ne peux m’empêcher de penser que si j’avais eu conscience de toutes ces choses plus tôt, certaines situations auraient été parfois différentes, plus faciles à comprendre, plus aisées à surmonter (pas de regrets, juste un constat).


"Tu n'y verras clair qu'en regardant en toi. Qui regarde l'extérieur rêve. Qui regarde en lui-même s'éveille". C.G. Jung

Travailler en tant qu'indépendant, a été dans mon cas, l'obligation de faire face à moi-même et d'être responsable de ce qui m'arrive, en réalité, une occasion fabuleuse d'en prendre conscience, car c'est vrai tout le temps. Je ne peux plus échapper à moi-même, pour avancer j'ai eu besoin de mieux comprendre ce qui me dynamise, ce qui me freine, ce qui me fait réussir, ce qui m'en empêche, identifier les problèmes, les poser et les résoudre, prendre des décisions souvent seule et les assumer quelle qu'en soit la nature.


Evidemment, malgré mon indépendance, je ne vis pas dans une grotte et j'interagis avec mes clients, prospects, partenaires et paires. Les prises de conscience sont facilitées (complexifiées) par ces relations avec les autres qui sont d'un ordre complètement différent de ceux que j'ai pu avoir en entreprise. L'affranchissement de la relation dite hiérarchique, pour ne pas dire de subordination, peut amener à un changement de paradigme :

  • Là où, en tant que collaborateur, on peut se sentir évalué, jugé, décortiqué, analysé sous toutes ses coutures par un regard extérieur parfois tendre (ou maternant), bienveillant (ou paternaliste), exigeant (ou oppressant), urgent (ou stressant), pédagogue (ou humiliant), en tant qu'indépendant, être son propre patron ou presque, oblige à faire les questions et les réponses de façon plus constructive, plus projective.

  • Là où la présence permanente des autres nous dynamise (ou nous neutralise), ici une certaine forme de solitude nous permet de nous regarder évoluer, fonctionner, intéragir, agir, décider, ressentir, réfléchir, produire ...

"Ce qu'on ne veut pas savoir de soi-même finit par arriver de l'extérieur comme un destin" C.G. Jung

Cet article n'a pas pour objectif de faire l'apologie de l'activité indépendante, je le conçois plutôt comme une invitation à la connaissance de soi, au travers d'un humble partage d'expérience (très) personnelle. Et avec toute conscience que tout ceci peut se vivre pour chacun de nous à sa façon et dans des circonstances et contextes différents.


Je suis convaincue qu'il est indispensable, aujourd'hui plus que jamais, pour toute entreprise d'investir sur ce sujet, sur ses collaborateurs et leur connaissance de soi. J'aimerais inviter les entreprises et les managers à s'interroger sur le fabuleux impact que peut avoir la connaissance de soi sur l'efficacité et la productivité de leurs équipes.


Imaginez ce qui pourrait changer au sein de vos équipes si la communication était fluidifiée par une meilleure acceptation des modes de fonctionnement différenciés de chacun de ses membres :


  • Françoise préfère que je sois super carrée et brève quand je vais la voir, alors que moi j'aime bien échanger sur la vie avant d'attaquer les sujets pro,

  • Emilie préfère être prévenue avant d'être dérangée dans son travail, alors que moi j'ai tendance à débouler dans son bureau au besoin et à déballer tous les sujets du moment en vrac,

  • Philippe préfère que l'on communique de façon informelle, alors que moi je préfère envoyer un mail bien structuré ça m'aide à ne rien oublier,

  • Arnaud prend des décisions sur la base de preuves factuelles, alors que moi j'ai tendance à (sur)-communiquer sur la vision car quand on veut, on y arrive toujours,

  • Selma dit souvent non lorsqu'on ne lui laisse pas le temps nécessaire à la réflexion, alors que moi je suis toujours partante pour explorer de nouvelles idées ; on verra bien ce que ça donne,

  • Enzo est malheureux depuis qu'il a changé de place dans l'open space, je ne le comprends pas, sa place est cool, il est tout au fond au calme et n'a pas besoin de répondre aux bonjours de tout le monde le matin et subir ceux qui se racontent leur WE au milieu de l'open space.


Mieux se connaître c'est aussi mieux comprendre son impact sur l'autre. Partir à la rencontre de son mode de fonctionnement, c'est partir à la rencontre de sa relation à l'autre.

  • Ce que je ressens quand je discute avec Guilaine ne définit pas ce qu'elle a voulu me livrer. Mais depuis que je me connais mieux et que je connais mieux Guilaine, j'ai plus de facilités à lui demander de clarifier ses intentions.

  • Pour elle c'est pareil, l'autre jour Guilaine a souri lorsqu'elle a perçu ma perplexité alors qu'elle me parlait avec enthousiasme et passion d'un dossier que je ne maîtrisais pas et elle m'a dit "oops, je crois que je m'emballe et que je vais trop vite, je reprends ...".

  • Demain, pour la première fois, je déjeune avec Guilaine, finalement je crois que je l'aime bien !

Bref, lorsqu'on se connaît mieux les choses sont plus faciles avec les autres et avec soi-même.


Si le sujet vous interpelle, que vous avez envie d'en savoir plus, d'échanger sur la façon d'intégrer une démarche de connaissance de soi de façon individuelle ou collective, contactez-nous, l'équipe SalesFocus sera ravie d'échanger avec vous.

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